05.09.2012
De nos jours heureux, on en riait à en pleurer ? Comme si nous étions libre et que le monde et les règles n'étaient qu'enfermés dans des tableaux sinistres, sans vie ? Te souviens tu des moments ou nous avions pleurés, et on nous nous sommes enlacés pour se consoler ? Te souviens tu des conversations qu'on a eu à vives voix pour savoir qui nous étions au fond ? Te souviens tu quand nous doutions de l'un l'autre et qu'on s'était détesté ? Et après ça, on riait quand même à vive voix.
Te souviens tu, mon amour, à quel point je pleurais dans cette cours de récré, à te voir, en train de jouer ? Tu faisais bien ton malin, à faire semblant de m'avoir pas remarqué, de pas avoir remarqué mes éclats de rire. Tu me faisais pleurer de joie, de honte et de tristesse. Une si lointaine étoile pour moi, tellement chaleureuse, qui m'avait toujours échappé des mains. C'est qu'à la fin que tu t'es avancé vers moi, et que tu as vu l'attention que je te portais. Mon amour, mon premier, où es tu donc ? Je te cherche jusque dans mes rêves, et je prie au fond de mon coeur que tu es encore vivant. Tu m'as dis t'en aller. Loin. Très loin. Je ne t'oublierai pas, sache le.
Te souviens tu, mon tendre ami, combien de fois as tu douter de moi ? Quand tu me questionnais, je bouillonais de désespoir à savoir comment t'expliquer qu'il n' avait rien de tout ce que tu pensais. Aujourd'hui encore tu es comme un frère pour moi. Attirant, certes, car j'ai vraiment envie de voir enfin ta chaire être vivante sous mes yeux. De te câliner, et de pouvoir pleurer toutes les larmes de mon corps tellement tu me manques...et en retour, te laisser mon épaule, pour que tu puisses te soutenir à moi. Un manque profond, désireux de te faire oublier tout tes soucis. Pourquoi est ce que je n'arrive plus à prendre le téléphone et taper ton numéro comme je le faisais avant, tous les jours ? Pourquoi suis je devenue aussi timide ?
Te souviens tu, mon ange, à quel point on s'addressait des mots doux innocents ? Comme si nous nous étions retrouvés enfants, à nous cueuillir des petites marguerites, ou soufflez dans les pissenlits pour voir leurs poussières se perdrent dans le vent... Te souviens tu des moments passés ensemble ? Pourquoi ne me réponds tu plus maintenant ? Qu'ais je fais pour mériter ton silence ? Le manque de t'entendre me dévore l'esprit et gagne de plus en plus mon coeur. Pourtant, tu as peut être changé et grandis, mais je te vois toujours comme mon petit frère, aimant, souriant, avec la joie de vivre. Je sais que plusieurs souffrances sont passés sur ton coeur meurtri, mais c'est bien le cas de tout le monde. Mon ange, m'entends tu donc plus ?
Sihame.
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