13.03
Il ne veut rien entendre, ni rien comprendre.
Sans efforts, sans volonté.
C'était sans doute notre dernière discussion, je l'ai supprimé...de partout. Si c'était lui, j'aurais encore plus souffert.
Les fils sont tendus, très tendus. Comme si on jouait avec moi, et moi étant un violon. Un violon aux cordes tendus. Qu'on étire, qu'on frotte constemment jusqu'à ce qu'il casse.
Je lui avais déjà laissé une deuxième chance. Il n'y en aura peut être pas une troisième.
Il devrait avoir honte...
il est sans doute l'homme que j'ai le plus aimé dans ma vie...mais c'est celui qui m'a brisée deux fois.
Cette douleur...cette peine me sont insoutenable. Je regardais le vide, j'en avais le vertige. Je voulais être transportée par ce vertige. Qu'il me fait perdre tou contrôle et que je puisse purger mes peines dans un autre monde.
J'ai versé des litres et des litres pour lui.
Des efforts...j'en ai fais...beaucoup trop maintenant.
Je l'aime, je l'aimais tellement...tellement, que je rêve encore de lui.
Mais apparement, la réciprocité n'est pas là, et la haine me gagne. Je ne veux pas de cette haine, je veux juste de l'oubli.
J'y gagnerai rien en le haissant comme autrefois.
Je ne veux plus y penser. Il m'a tellement fais mal que j'arrive à dire des trucs pareils. Ces choses que je ne pouvais pas dire car je ne les pensais pas. C'est terminé, réellement terminé. Je suis bien seule à nouveau, dans mon coeur.
Acharnée, j'étais acharnée, à le vouloir, à le récupérer. Et il en a que faire de mes mots. Ces mots que je pense si fort...non...pour lui...ce n'est rien.
Très bien...soit. Qu'il s'en aille.
Ma peine...sera toujours là. Je ne l'oublierai jamais. Oh non, jamais. Ces souvenirs qu'il m'a laissé resteront gravé, tout comme l'agonie qu'il m'a laissé.
Sihame.