Jour 4

Publié le par Sihame

Je n'arrive plus à dormir. Je me réveillais toute les deux heures, soit à cause de la douleure, soit à cause...de rien. J'avais déjà toute mon énergie. Mais je ne supportais pas l'attente du matin. Donc je me rendormais, et c'était la même scène : toute les deux heures, j'ouvrai les yeux, volontairement ou involontairement ou tout simplement insctinctivement. Il était six heures du matin, une infirmière vient me faire une prise de sang...encore. Je m'en serais bien passé.

Dans mon lit, j'allumais la lumière, et commencais à essayer de me distraire pour que le temps passe. Je voulais vraiment sortir de cet hôpital el plus vite possible. De plus, je sentais que mon intention et ma concentration baissait d'intensité. Donc je me suis dit de commencer mes devoirs de vacances, en commencant le livre de notre cher Générale De Gaulle, son "Tome 3 : Le Salut (1944-1946)". Mais à peine je commencais à ouvrir le livre et lire les premières lignes, que je n'arrivais pas à saisir les phrases qui résonnait dans ma tête. Aussitôt que je les lisait, je ne les mémorisait pas. Très vite, mes mains commencent à trembler sans raison. Impossible pour moi de lire...je ne pouvais pas me concentrer correctement.

Ca a joué sur mon morale...à part la télévision, je n'avais rien. je pouvais à peine rester assise à cause de mon genou, qui, aussitôt que je sois assis pendant une vingtaines de minutes, réclamait du repos par le biais de la douleure. Je me sentais sale. Je ne pouvais pas me laver entièrement, mes cheveux restaient gras. Je pouvais juste laver le haut du corps, mais sans plus. Ma cicatrice ne pouvait pas encore être lavé -en plus de ça, je devais faire mes besoins hygiénique dans mon lit...c'était affreux.- et je refusait de bouger de mon lit. J'avais fais des caprices, d'après eux. Ils me disaient tous qu'il y avait un homme, âgé d'une trentaine d'années, dans le même cas que moi, qui s'était assis dehors, avait descendu les marches à lui seul et que je pouvais en faire autant. Ce qu'il comprenait pas, c'était mon angoisse et que cette opération était ma première expérience de l'hopital de l'infirmité. Jamais je me suis sentie aussi handicapée de ma vie. Mes jambes étaient lourdes, tellement lourde que j'avais l'impression que je ne pouvais plus marcher. Mon genou était rempli de sang, draînée certe, mais était aussi gros que la moitié d'un ballon de rugby. Peut être j'exagère quant à la taille, car mes souvenirs sont sûrement faussés, mais j'en suis certaine : c'était plus gros qu'une balle de tennis ! C'était certain que je pouvais bouger. Je savais que c'était pas la fin de mes jambes non plus, et que mes pensées étaient exagérés, car je n'avais pas perdue mes jambes...on ne me les as pas coupé, et je suis encore jeune. Je savais aussi que plusieurs fille plus ou moins du même âge que moi subissait la même opération. Mais est-ce une raison de m'angoisser encore plus ? Et peut être c'était pour me remettre les idées en place ce qui, en cet époque, m'aurait rendue grand service ? Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Je me disais que c'était un homme plus âgée que moi et sûrement plus fort. Je me sentais faible, et mon morale descendait à vue d'oeil. J'essayais quand même de garder un petit peu d'humour -qui s'est très vite transformé en ironie-...et surtout j'avais de l'espoir. Je me disais qu'après ça ça serait fini ces problèmes. Je pourrai enfin courrir, sauter, m'agenouiller comme bon me semble, sans me préoccuper de la trajectoire de ma rotule. Je pourrai même peut être porter des talons (et bien sûr, pas des talons aiguilles de pupu** qui font la taille de mon bras) ? "On verra ça après que je sois sortie d'ici."

Je mangeais de moins en moins, et j'avais maigri. Je devenais pâle sans que je m'en rende moi même compte. Je me foutais bien de mon apparence en ce moment. J'étais déjà asez crade, alors quant à savoir si j'étais présentable ou non, c'était d'une futilité. De toute façon, j'étais toujours en pyjama alors bon. Et il 'y avait que ma famille et quelque de mes amis qui pouvaient venir. Donc je me disais bien que c'était pas grave, ce n'était qu'eux, ceux qui me connaissent par coeur. Ils restaient auprès de moi toute la journée...je pouvais parler à de vrais gens, des gens qui me comprenaient. C'a atténuait beaucoup mon angoisse, ce qui m'évita de faire des crises d'angoisse. Même si j'avais confiance au personel de l'hôpital, je me sentais pas en sécurité intérieurement, car ils me connaissaient pas et certaine ne me comprenaient pas (surtout une que j'aurai bien coller une patate car, se foutant d'un de mes proches parce qu'il s'inquiétait pour moi *grogne*).

Les jours se ressemblaient, et pourtant, chaque jour avait sa particularité. L'attente, longue, d'une sortie prévu...et je devais surmonter cette angoisse et supporter les remarques qui em mettaient sûrement les yeux à la place des trous...et pourtant...ils ne me comprenaient pas...dans ce blanc d'hôpital qui me donne encore envie de gerber !

Sihame.

Publicité

Publié dans Textes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article