Ville [18/10/10]

Publié le par Sihame

Je sors. Porte fermé à clé, lumières éteinte, intérieur mort. Je sors vers ce monde extérieur que j'admire et que je déteste tant. Je me sers des services des Hommes qu'ils ont créer pour eux même. Combien de fois ça a tué, cette boîte de conserve en fer ? Peu importe, ça nous regarde pas. Et si tu as le malheur de poser cette question en publique, je te jure qu'ils vont vraiment te prendre pour un fou, quelqu'un de bizarre à qui tu ne peux faire confiance. On entre dedans, et on rencontre des humains. Ceux-là ont un regard et un jugement primitif sur toi. Amis et inconnu sont autrui, mais le jugement change. Ils te regardent, certains discrètement, certains vite fait et d'autre t'analyse. Toujours poussé par la curiosité, mais ils vont essayés de savoir qui tu es à en juger tes vêtements. Ils te classent dans une catégorie, qui, à leur yeux existe. Si tu as le malheur d'être différent, nombre ceux qui vont te regarder mal. Mais quel bonheur de te faire remarquer ! Tu sors du lot, tu peux pas te fondre dans cette masse humide et organique qu'est l'Humain, aussi détestable soit-il ! Nombre de fois où ils m'ont jugés, mais qu'ils gardent leur jugement pour eux, je n'en ferais rien. Leur yeux les trahissent tant, ce n'est que par les yeux où tu peux voir quelle genre d'âme ils sont. J'ai eu le droit à toute les sauces, le dégoût, l'admiration, l'indifférence... Je pense savoir pourquoi. Nombre de fois où on m'a dit que je dégageais, rien que par le regard, quelque chose de à la fois hostile, mais aussi d'accueillant. Cela dépendrai de mon humeur, je suppose. Je porte aussi quelque chose que jamais un Humain ne porterai, quelque chose qui sort du lot et qui me tient à coeur : un collier de pince à linge. Il y en a 8 en tout. De droite à gauche : mauve, vert, bleu, turquoise, jaune, orange, rouge (avec un coeur en bois dessus, un peu plus grande que les mini) et une normale, Patapon. Me demander pas pourquoi des vulgaire pince à linge me tienne à coeur, c'est une longue histoire, qui, maintenant, est à demi-morte. Mais perdurera quand même. Nombre de mes vies sont mortes maintenant, bien qu'elles puissent se compter sur les doigts de la main. Vous devez sûrement vous dire que je suis folle. Faites fasse donc à ma vérité absolue : nous le sommes tous, en tant qu'Humain, vous ne pouvez y échapper. Nous le sommes juste plus ou moins. Nous sommes des malades. Nous sommes atteints d'une maladie naturelle irréversible et incontrolâble. Autrement dit, notre propre nature. Si nous n'étions pas en société, et en totale anarchie, qu'est ce que serait l'Humain ? Un Humain voudrait dominer, se démarquer des autres justement. Il aurait voulu exercer une domination par rapport à son entourage pour être craint et connu et ainsi, connaître une liberté sans conscience morale. Que personne ne lui fait face, et que tout le monde baisse leur tête en le regardant. Voilà l'être Humain. En société, nous sommes différent. Même si je n'aime pas cet attroupement, je ne peux pas dire qu'il est pire que l'anarchie.

J'ai un peu cette envie d'être différencier, et même d'être crainte de certains (en réponse de ce qu'ils m'ont fait subir). Vous savez...je ne sais pas pour vous, mais l'enfance est dit comme les âges d'or. Je ne vois pas de l'or dedans, mais du plomb -personnellement-. C'a tellement été dure, j'ai vu la véritable valeur de la vie, qu'est ce que ça fais d'avoir la solitude en tant que seule compagnie. Savoir se taire, se distraire des plus petites choses les plus banale qui soit : les feuilles craquelé par la saison d'automne, les arbres ancêtres qui se tiennent devant moi, la terre, ce ciment pas naturel, complètement plat devant moi, ces bâtiments gris qui s'élèvent, ces enfants détestable qui joue sans cesse et qui me démoralisait pour se divertir. Connaître ça pendant des années durant, ça fait perdre la tête, mais fait acquérir une bonne expérience pour plus tard. Si j'arrive à m'exprimer, à faire ressentir à travers les textes et les dessins, c'est que j'ai acquis quelque chose qui n'est pas complètement commun à tous. Je ne pourrai pas crier que je suis sûre de moi. Je veux juste me démarquer à travers eux, je ne suis pas invisible bien que je sois morte intérieurement. Je ressens les sentiments qui m'ont été donné dès ma naissance, cette douleur constante qui ne cessera, je le sais. Il disparaîtra de temps en temps pour me laisser vivre, mais je sais que je suis morte. Et pourtant, j'aimerai vivre. Je souhaiterai qu'on m'en donne l'occasion, que quelqu'un me fasse vivre, ou ne serait-ce un groupe de personne qui me fait sentir que je vis, que j'existe. Vous ne ressentez pas ça, vous autre ? C'est pourtant ce qu'on cherche dans l'Amour. Mais moi, je ne recherche pas ça que dans l'Amour. Je veux voir ça partout. Cette Amitié...la seule fois où j'ai sentie la solidarité humaine, c'était quand j'étais une jeune lycéenne encore. Je suis toujours lycéenne, mais j'en ai bientôt fini. Pour en revenir à ce sujet...je me rend compte que j'ai juste besoin de soutiens, d'une présence physique. Oublier. Ca serait une bénédiction d'oublier ne serait-ce qu'un temps tout les soucis. Je ne veux pas me plonger dans la dépendance, bien que ça va être dur vu ma situation. Vu même ma nature. J'ai tendance à m'attacher de certaine gens...ils me font vivre d'une certaine manière car aujourd'hui, ils me font souffrir, et d'autre me sentir bien. Je rêve même d'être avec eux, le soir, je pense à eux en me couchant. C'est bien beau eh ? Mon monde ne sera qu'un rêve. Une demande, un miracle. Il y en a que je veux revoir, en face. D'autre que je veux voir tout simplement. Juste avoir le plaisir de les prendre dans mes bras. Le plaisir aussi de prendre sous mon aile quelqu'un qui m'ais cher et de le protéger le plus possible, pour qu'il puisse vivre aussi.

Finalement, je me sacrifie pour ces personnes. Je peux couler des larmes et du sang rien que pour voir leur sourire qui sera aussi miens. Le problème, c'est que je n'y crois plus, mais je me bats quand même. Une bataille qui me parait perdu de vue. L'est-elle vraiment ? Ah ! Vous autres ! Quel poison vous me faites ! Je vous hais ! ...je vous hais vraiment. Mais je vous hais tellement, que je ne peux m'empêcher d'avoir de la pitié ou de la tendresse pour certains. Je ne sais plus qui je suis. Je vous rejette ou je vous accueillent ? Les deux sûrement. Vous êtes tellement nombreux que vous classer serait impossible. Je ne dois pas prendre le monde globalement, seulement le strict minimum. Voir mon entourage. Mais bon, ça reviendrait au même : mon entourage est ma société en quelque sorte.

Comme toujours, c'est une pensée d'aujourd'hui, peut être pas de demain. Peut être même que je reviendrais dessus bientôt. Ce texte n'est pas fini. Mais j'en ai fini d'écrire.

Sihame.

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