Jour 1

Publié le par Sihame

Premier jour, le 6 Juillet 2010. Mon installation à l’hôpital était prévue entre 15h et 16h. J’y allais en voiture, mon père conduisait et ma sœur nous a accompagnées. Une valise remplie avec ce qu’il fallait pour une semaine au moins. Si j’avais besoin de plus, ma famille peut le rapporter entre les horaires de visite. Il y avait beaucoup de nuisettes, ça serait plus simple pour moi et je serais confortable au moins. Une tenue normale au cas où –l’ensemble pantalon léger et un t-shirt–. Tout ce qui est hygiène aussi, avec un médicament que je ne connaissais pas, sûrement à appliquer un moment où à un autre. Epilation du membre à opéré obligatoire.

L’hôpital en question se situait à Paris, 5ème arrondissement, près du Jardin des Plantes et de la Mosquée. La place pour la voiture fût très difficile à avoir. On en voulait un près de l’hôpital et éviter si possible d’aller au parking installé à « rue de l’Essai ». Elle était chère, comme tout endroit à se garer dans Paris. On en a eu une, pas très proche mais ça n’était pas grave. Je n’avais pas encore l’attelle, je pouvais encore marcher. Une fois entré à l’intérieur, on avait le droit à une petite cours avec trois entrées : deux sur les côtés et une principale, juste devant nous. L’entré à gauche était pour les rendez-vous avec les anesthésistes et les chirurgiens et celui de droite pour les IRM, scanner ou radiologie. On entre donc à l’accueil, et on leur dit que j’ai une opération à mon nom, organisé par tel chirurgien et tout le tralala. Il y avait des gens en attente, on a dû donc les rejoindre. Une femme nous a appelé à son bureau, juste à côté de l'accueil et de la salle d'attente. Je fût surprise, je n'avais même pas remarqué cette pièce. Elle nous donna un document avec les clés de la chambre. On a signé, sous présentation de nos pièces d'identité, puis, on est retourné dans la salle d'attente. On a attendu environ 10 minutes, encore heureux. Il faisait une chaleur épouvantable. J’avais eu le bon reflex d’emmener mon éventail, j’en aurai bien besoin pendant le séjour. Finalement, on m’a dit que j’étais dans la chambre 107, au troisième étage. On prit l’escalier et on a suivi l’infirmière qui nous a ouvert la porte. Comme je m’y attendais, ma chambre était petite, mais elle était quand même de type 2. C'est-à-dire, un lit, une fenêtre, une petite télé et un WC (avec évier). Il n’y avait rien sur les murs, juste cette petite télé accroché. Odeurs d’hospice et couleurs aussi : blanc. Que du blanc. Sauf les bordures de la fenêtre qui était bleu marine. Quand on entre, il y a un mur qui délimite le WC, ce qui fait un mini-couloir si je puis dire. Il y avait un distributeur de solution pour se laver les mains. C’était pour les infirmières, avec une affiche pour expliquer comment se mettre cette solution sur les mains. Les précautions autrement dit. Devant la porte, après ce petit « couloir » on peut apercevoir le lit à l’horizontal, devant une fenêtre qui faisait les trois-quarts du mur et qui donnait sur la cour de la clinique. Il y avait deux chaises qui séparaient le lit et la fenêtre. De l’autre côté du lit, il y avait une table de nuit avec un téléphone et une télé-commande. Elle possédait aussi un petit placard où il y avait de la place pour mes petites affaires (brosse à cheveux, quelques feuilles et une trousse pour dessiner…). Ce lit bien sûr, était un lit d’hôpital. Au pied, il y avait une petite surface, utile pour poser des flacons dessus. Et une autre surface pour pouvoir poser le plateau-repas. Ce lit était pliable, commandes électrique à côté du patient pour pouvoir se relever ou au contraire, d’allonger. Ou encore lever les pieds s’il y a risque de nausées ou autre motif. Une fois installé, on m'a mit la valise dans un coin de mur, près des toilettes et devant une penderie. Une autre infirmière est venu nous voir. Elle tenait une tenue bleu de tissus assez léger et une fiole de Bétadine...alors qu'on en avait déjà une. Elle m'expliqua quoi faire pour demain... et même aujourd'hui. Il fallait que je me lave tout le corps, cheveux compris avec ce médicament. Il était nécessaire de le faire si je ne voulais pas avoir d'infection quelconque, plus ou moins grave. Il fallait que je mette ce médicament dans TOUS les recoins, éviter si possible les orifices "sensible" et contact direct avec les yeux -ce qui est à mon avis, tout à fait normal-. Je devais prendre une douche avec cette solution la veille et juste avant l'opération pour éviter le plus de microbes ou bactérie possible. Ils allaient aussi me faire une première prise de sang avant l'opération mais aussi après. Je ne savais pas encore le nombre de fois où j'allais être piqué. La tenue qu'elle m'avait apporté était une blouse pour l'opération qui s'attachait par derrière. Il fallait que je ne mette que ça, donc, aucun sous-vêtement...cette image me mis tout de suite mal à l'aise. J'allais sûrement avoir froid, mais ce n'est qu'une préoccupation mineure au vu de ce qui m'attendait.

 

Sihame.

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Publié dans Textes

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